Questions fréquentes des parents

Q1. Je m’inquiète que l’école va m’appeler, comme elle le faisait avant le traitement, en demandant que je ramène mon enfant à la maison. Je ne peux plus prendre de congé de mon travail s’il est suspendu. Que puis-je faire? 

R. Votre fils vient tout juste de retourner à temps plein à l’école et je suis sûre que vous êtes inquiète qu’il soit peut-être observé à la loupe à cause de ses problèmes précédents, mais n’oublions pas ses progrès. Il est possible qu’il y ait une régression, alors planifions pour ça. Que pouvez-vous mettre en place si cela arrive? Pouvez-vous parler à votre employer si vous devez quitter soudainement le travail? Avez-vous des voisins ou des amis sur lesquels vous pouvez compter dans un cas d’urgence? Voir l‘illustration de cas.

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell

 

Q2. Mon enfant peut piquer des crises pour les plus petites raisons, comment puis-je les gérer? 

R. Le changement est très difficile pour nos enfants sensibles, alors il est important d’y réfléchir pour que vous soyez prêt(e). Essayez aussi de chercher les signaux indiquant le début de la crise. Quels sont les traits physiques qui peuvent se voir avant? Essayez aussi de vous souvenir que votre réaction joue un rôle important dans la résolution; rester calme, patient(e) et réassurant(e) peut contrer l’arrivée d’une grande crise.

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell

 

Q3. Les devoirs sont le plus grand problème pour nous. Nous entrons dans des luttes de pouvoir qui mènent à des crises. Comment pouvons-nous mieux gérer cela? 

R. Bien qu’il soit difficile de le faire, essayez de garder en tête que l’heure des devoirs pour un enfant en primaire qui a passé la journée entière à l’école peut être très difficile. Ils peuvent être fatigués et frustrés de leurs journées et, comme vous, peuvent avoir besoin d’une pause. Ont-ils eu le temps nécessaire pour se détendre après l’école? Ont-ils eu un goûter, et peut-être une activité physique avant? Si oui, laissez-les se plaindre pendant une courte période (seulement quelques minutes) pendant que vous écoutez. Ensuite, dites leur calmement mais fermement: « Finissons-en avec ça, ensuite tu peux aller jouer. » Ils testerons vos limites, mais après un bout de temps ils devraient se détendre et faire le travail. Si le travail est trop difficile, faites ce qui peut être fait et écrivez un mot pour l’enseignant dans l’agenda à propos des difficultés de l’enfant pour ses devoirs.

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell

 

Q4. Je ne suis pas sûre de vouloir que mon enfant continue à prendre ses médicaments. Je lis des informations contradictoires à propos des bénéfices et je m’inquiète des effets secondaires à long terme. Que devrions-nous faire?

R. Ceci est une question que vous pourriez poser à votre pédiatre, car il ou elle est dans la meilleure position pour répondre à vos demandes. Ce que vous voulez pour votre enfant, c’est le meilleur scénario pour son succès. Si les médicaments l’aident à être moins impulsif, plus concentré, et moins hyperactif, cela pourrait l’aider à construire l’estime de soi nécessaire au succès. L’utilisation présente de médicaments ne signifie pas forcément une utilisation à vie. Illustration de cas

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell

 

Q5. Nous avons un PEI à l’école mais les recommandations ne se mettent pas en place. Comment pouvons-nous accéder au soutien dont mon enfant à besoin et qui a été recommandé par l’école?  

N.B. « PEI » signifie « plan d’éducation individualisé. » Un PEI est élaboré afin de s’adapter aux besoins individuels d’un enfant en répondant aux limitations et aux interventions possibles. Au Québec, les PEIs visent aussi à améliorer le comportement, la vie sociale et la vie familiale en plus de la performance scolaire.

R. Y a-t-il eu une réunion entre vous et le directeur ou d’autres professionnels de l’école de votre enfant concernant le PEI? Il peut être frustrant pour tous ceux qui sont impliqués quand les besoins de l’enfant sont documentés, mais le financement pour que l’école les mette en place n’est pas là. D’abord, nous devons voir si les ressources sont disponibles dans votre école. Si oui, quand seront-elles mises à la disposition de votre enfant? Si elles ne sont pas disponibles, nous devons voir les ressources en dehors de l’école pour aider votre enfant. Il y a des agences, des associations, et des groupes bénévoles à voir. Illustration de cas

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell

 

Q6. Les matinées sont les moments les plus difficiles de la journée. Peu importe le nombre de fois que je puisse demander à mon enfant s’il est prêt, il ne l’est pas; et je finis par crier et en perdre mes moyens. Que pouvons-nous faire pour faciliter la situation? 

R. Les matinées sont difficiles dans toute maison, surtout celles ou il y a du mal avec l’organisation. Vous devez communiquer à votre enfant les attentes que vous avez pour lui. Parlez-lui de l’emploi du temps et impliquez-le quand il est raisonnablement possible. Préparez ses habits le soir d’avant, et remplissez aussi son sac à dos pour qu’il soit prêt à partir. Rangez les jouets pour qu’il y ait moins de distraction le matin. Donnez-lui un certain montant de temps pour se réveiller (cela dépendra de l’horloge biologique de votre enfant; certains prennent plus longtemps que d’autres). Après le temps autorisé, appelez-le pour lui dire qu’il est temps de s’habiller et de venir à la cuisine pour le petit déjeuner. S’il n’est pas prêt, dites calmement mais fermement qu’il est temps de manger et que dans x minutes le bus sera là. Si cela ne fonctionne pas, cherchez ce qui le bloque. Est-ce les autres dans la maison? Y a-t-il des distractions dans la chambre? La fatigue? La difficulté à se concentrer? Des comportements oppositionnels? Si vous sentez que vous pouvez voir l’obstacle, cherchez à régler ce problème.

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell

 

Q7. Je me sens épuisé(e) emotionnellement de devoir être vigilant(e) tout le temps. J’ai parfois l’impression de ne pas pouvoir faire face aux défis et j’ai peur d’en perdre mes moyens.

R. La plupart des parents s’inquiètent de ne pas bien faire les choses. Il n’y a aucun doute qu’avoir un enfant avec le TDAH, le TOD, ou tout autre problème de santé mentale place des demandes extraordinaires sur un parent. Il est important que vous reconnaissiez ces demandes et preniez les mesures nécessaires pour vous garder en santé et en forme pour pouvoir continuer. Il peut y avoir un long chemin à parcourir avant l’indépendance, alors planifiez à l’avance si possible. Planifiez des pauses, surtout si vous êtes monoparental. Si vous avez de la famille, des voisins de confiance, ou des amis sur lesquels vous pouvez compter, utilisez-les pour vous donner une pause. Essayer de planifier du temps pour vous amuser ensemble pour que chacun n’ait pas l’impression que vous soyez le(a) disciplinaire tout le temps. Prenez aussi le temps de réfléchir aux succès que vous et votre enfant avez accomplis. On ne se rend pas toujours compte des progrès que chacun fait en maintenant les aptitudes acquises. Cela peut vous aider à travers les périodes moins faciles. Illustration de cas

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell

 

Q8. Devrais-je envoyer mon enfant à la sortie scolaire? Est-elle prête? 

R. Vous êtes le(la) meilleur(e) juge par rapport à votre enfant. Tant que l’école ne vous a rien dit au contraire, vous pouvez faire confiance à ce qu’ils voient à l’école et à la capacité de votre fille de gérer la sortie scolaire. Si vous vous inquietez par rapport à la sûreté de votre enfant, parlez-en avec l’école. Une autre option si vous n’êtes pas confiant(e) est d’accompagner la sortie scolaire. Vous pouvez aussi discuter avec votre fille des attentes que vous avez d’elle avant le voyage, et anticiper toute circonstance.

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell

 

Q9. C’est tellement difficile quand mon enfant me défie et jette des répliques telles que « tu ne peux pas m’arrêter! » Que faire dans ce cas-là? Je me sens tellement impuissant(e). 

R. Il n’y a aucun doute – entendre « tu ne peux pas m’arrêter » nous affecte de plusieures façons. D’abord, il faut regarder la situation de loin pour voir ce qui se passe à la maison. Si vous êtes deux parents, est-ce que vous travaillez ensemble et envoyez les mêmes messages à votre enfant? Y a-t-il eu une autorité régulière à la maison? Les enfants défiants nous provoquent, mais notre réponse est importante pour éviter qu’une crise ne se développe. Rester calme avec une voix ferme envoie un bon message. Regarder ce qui s’est passé avant l’incident peut donner des indices sur le contexte. L’enfant a-t-il eu une mauvaise journée à l’école? Est-il fâché à cause de quelque chose? Valider les sentiments d’un enfant peut réduire ses émotions négatives, tout en maintenant l’autorité parentale.

– Jane Bourke, Coordinatrice, Équipe de soins de transition Bell